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Le batteur de breloques

  • Les processus décisionnels

    La décision publique ne se prend pas à un instant donné. C’est un long cheminement fait de négociations et de concertations, de confrontations d’informations, dans lequel le substantiel nourrit le procédural. Plusieurs travaux du Predit favorisent l’aggiornamento des outils d’aide à la décision. Il convient de citer d’abord les recherches sur le calcul économique, menées principalement par les GO 1 et 11. Elles concer nent la validité interne du calcul économique (prise en compte de nouvelles variables de choix) mais aussi sa validité externe (sa place effective dans la prise de décision : critère central ou élément de discussion parmi d’autres) au regard de la nouvelle donne du débat public. À travers les questions de monétarisation des nuisances, les GO 3, 5 et 7 répondent également à ces interrogations. Dans le même esprit, l’élaboration (projets en cours) d’indicateurs de développement durable contribue au nécessaire ajustement à effectuer entre les méthodes d’évaluation et les orientations des politiques publiques. Des études de modélisation, quant à elles, fournissent des instruments d’aide à la décision locale permettant de tester des scénarios de politiques de transport dans les aires urbaines, comme Mobisim système multi-agents (GO 1) ou le modèle d’interaction transport – urbanisme Simbad (GO 11). L’élaboration des Schémas de Cohérence Territoriale devrait profiter rapidement de ces apports méthodologiques. La science politique insiste sur l’importance de la phase d’implémentation (est-ce le mot juste que celui-là emprunté au vocabulaire de l’informatique ?), où se réinventent les politiques publiques à l’aune de leur appropriation par ceux qui les mettent en oeuvre. C’est aussi là que se jouent le succès des innovations et la cohérence de la politique. Ce type d’analyse suppose du côté de la recherche la mobilisation de spécialistes de sciences politiques, du côté du terrain l’acceptation d’un travail d’introspection. Ces deux conditions ne restent que partiellement remplies au sein du Predit. Certains projets de recherche-action avec des collectivités locales (articulation entre Scot et PDU, politiques tarifaires) autorisent quelque espoir en ce sens.

  • A Oslo

    Récemment, mon épouse et moi sommes revenus d'un voyage de groupe qui nous a permis de découvrir Oslo. Si nous n'avions pas encore fait cette destination, c'est surtout la façon de voyager qui était, en l'occurrence, une première : nous n'avions en effet encore jamais fait de voyage de groupe. Avant ce voyage, nous étions en effet toujours partis par nos propres moyens, et nous étions toujours débrouillés sans aide. Mais il faut bien admettre que, de temps à autre, c'est aussi agréable de lâcher prise et de profiter sans stresser. Du coup, je me suis laissé convaincre d'y participer. Et à ma grande surprise, nous n'avons pas eu du tout à le regretter. Voyager en groupe offre quelques avantages qui m'ont vraiment plu. Ce qui m'a surpris dès le début, c'est la sensation de sécurité qu'on éprouve tout du long, lorsqu'on voyage de manière encadrée. Ce n'est pas que je sois particulièrement préoccupé par la question sécuritaire (loin de là, même !), mais je dois reconnaître que pendant certains de nos voyages à l'étranger, mon épouse et moi avons vécu des moments où nous nous sommes sentis un peu perdus. Ca n'a jamais duré très longtemps, mais c'est tout de même une expérience très désagréable à vivre. Le fait que le confort soit bien plus important lors d'un voyage de groupe m'a aussi bien plu. Moi qui suis systématiquement préposé au volant en vacances, je n'ai pas une seule fois eu à prendre le volant. Cela m'aurait été particulièrement utile dans certains pays que nous avons visités par le passé, et où la conduite autochtone était un tantinet sportive. Là, nous avons tout simplement été entraînés en bus d'un point à l'autre, et j'ai même pu passer les trajets à roupiller. Un luxe qui fait toute la différence ! Mais le meilleur, finalement, ça reste d'avoir vécu tout ça avec d'autres personnes : durant ce voyage, nous nous sommes en effet retrouvés avec des personnes qui aimaient voyager, et cette passion commune a contribué à rendre l'ensemble du séjour d'autant plus riche et l'atmosphère plus détendue. Bref, un vrai succès. Si vous avez toujours comme moi résisté à l'envie de faire voyage de groupe, je vous invite à e tenter l'aventure : vous pourriez avoir une sacrée surprise. Suivez donc le lien vers le site de l'agence où mon épouse et moi avons trouvé notre voyage à Oslo ! http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-europe/voyage-groupe-norvege/

  • La croissance mondiale

    La croissance mondiale s’est stabilisée en 2016 pour atteindre 3,1 % avec une forte accélération observée au 3e trimestre 2016. Parmi les pays développés, la croissance des États-Unis a été la plus vive. Des impulsions budgétaires au Japon, en Chine et en Inde, ainsi que l’arrêt de la contraction économique en Russie ont également favorisé la tendance globalement positive. Un ralentissement est estimé dans les pays avancés (1,6 %). L’activité aux États-Unis a néanmoins rebondi après un 1er semestre médiocre en 2016, se stabilisant à 2,5 %. De même, la demande intérieure au Royaume-Uni a mieux résisté que prévu avec une croissance s’établissant à 2 %. Dans la zone euro, l’activité s’est réduite : 1,7 % en 2016 contre 2 % en 2015. Selon les estimations de l’Insee, le PIB de la zone euro aurait augmenté de 0,4 % au 4e trimestre 2016 et continuerait de croître sur ce rythme au 1er semestre 2017. L’activité économique serait soutenue par une croissance solide de la consommation privée et des dépenses publiques. La bonne orientation du marché du travail ainsi qu’une nouvelle hausse des salaires nominaux stimuleraient le revenu disponible, alors qu’un regain d’inflation éroderait modérément le pouvoir d’achat. De plus, l’investissement serait un peu plus dynamique, grâce à des conditions de financement encore favorables. Par ailleurs, la reprise de l’économie mondiale, dans les pays avancés comme dans les pays émergents, stimulerait la demande extérieure. Au sein de la zone euro, la croissance a été soutenue en Espagne (3,2 %), a progressé en Allemagne (1,7 %) et s’est stabilisée en France à 1,3 %. En France, l’activité a néanmoins redémarré au 3e trimestre 2016 (+ 0,2 % après - 0,1 %) : la production manufacturière s’est redressée (+ 0,6 % après - 1,0 %) et la construction a nettement rebondi (+ 1,0 % après - 0,4 %). La croissance des économies émergentes et en développement s’est stabilisée pour atteindre 4,1 % en 2016. Cela masque néanmoins de fortes disparités. Le taux de croissance en Chine (6,7 %) a été un peu plus élevé que prévu, grâce à la poursuite de la politique de relance. Mais l’activité a été plus faible qu’attendu dans quelques pays d’Amérique latine qui se trouvent actuellement en récession, tels que l’Argentine (- 1,8 %) et le Brésil (- 3,5 %).