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Le batteur de breloques

  • La croissance mondiale

    La croissance mondiale s’est stabilisée en 2016 pour atteindre 3,1 % avec une forte accélération observée au 3e trimestre 2016. Parmi les pays développés, la croissance des États-Unis a été la plus vive. Des impulsions budgétaires au Japon, en Chine et en Inde, ainsi que l’arrêt de la contraction économique en Russie ont également favorisé la tendance globalement positive. Un ralentissement est estimé dans les pays avancés (1,6 %). L’activité aux États-Unis a néanmoins rebondi après un 1er semestre médiocre en 2016, se stabilisant à 2,5 %. De même, la demande intérieure au Royaume-Uni a mieux résisté que prévu avec une croissance s’établissant à 2 %. Dans la zone euro, l’activité s’est réduite : 1,7 % en 2016 contre 2 % en 2015. Selon les estimations de l’Insee, le PIB de la zone euro aurait augmenté de 0,4 % au 4e trimestre 2016 et continuerait de croître sur ce rythme au 1er semestre 2017. L’activité économique serait soutenue par une croissance solide de la consommation privée et des dépenses publiques. La bonne orientation du marché du travail ainsi qu’une nouvelle hausse des salaires nominaux stimuleraient le revenu disponible, alors qu’un regain d’inflation éroderait modérément le pouvoir d’achat. De plus, l’investissement serait un peu plus dynamique, grâce à des conditions de financement encore favorables. Par ailleurs, la reprise de l’économie mondiale, dans les pays avancés comme dans les pays émergents, stimulerait la demande extérieure. Au sein de la zone euro, la croissance a été soutenue en Espagne (3,2 %), a progressé en Allemagne (1,7 %) et s’est stabilisée en France à 1,3 %. En France, l’activité a néanmoins redémarré au 3e trimestre 2016 (+ 0,2 % après - 0,1 %) : la production manufacturière s’est redressée (+ 0,6 % après - 1,0 %) et la construction a nettement rebondi (+ 1,0 % après - 0,4 %). La croissance des économies émergentes et en développement s’est stabilisée pour atteindre 4,1 % en 2016. Cela masque néanmoins de fortes disparités. Le taux de croissance en Chine (6,7 %) a été un peu plus élevé que prévu, grâce à la poursuite de la politique de relance. Mais l’activité a été plus faible qu’attendu dans quelques pays d’Amérique latine qui se trouvent actuellement en récession, tels que l’Argentine (- 1,8 %) et le Brésil (- 3,5 %).

  • Macchitino

    Même si ce n'est pas vraiment une habitude sur ce blog, je vais aujourd'hui parler popote. J'ai en effet découvert dernièrement, lors d'un cours de cuisine à Paris un excellent cocktail qui méritait d'être présenté : le macchitino. Cela prend à peine 15 minutes à faire, et pour avoir testé, je peux vous dire que les invités en redemandent ! Alors, en voici la recette, rien que pour vous. Elle est pour 4 personnes et même une personne avec deux mains gauches (comme moi) peut s'en sortir sans difficulté ! :) Pour les ingrédients : 1 tige de 20 cm de citronnelle (40 g) ; 2 sachets de thé Earl Grey ; 75 g de sucre en poudre ; 375 ml d’eau bouillante ; 1 citron moyen (140 g), coupé en deux dans la longueur puis taillé en fines demi-rondelles ; 2 canettes de Canada Dry (soda au gingembre) ; 80 ml de jus de citron filtré ; 250 ml de gin ; des glaçons pour servir. D'abord, recoupez les extrémités de la tige de citronnelle, coupez-la en deux dans la longueur puis mettez-la dans un pichet. Ajoutez alors les sachets de thé, le sucre et l’eau bouillante. Remuez jusqu'à dissolution du sucre et laissez infuser 10 minutes. Jetez ensuite les sachets de thé, couvrez et faites refroidir au réfrigérateur. Voilà, c'est prêt ! :) Pour servir, versez de la glace dans un pichet jusqu'au tiers de la hauteur, ajoutez les demi-rondelles de citron, le thé et les tiges de citronnelle. Ajoutez le reste des ingrédients et remuez. Vous voyez, ça n'a rien de bien compliqué ! Petite astuce, pour la décoration : vous pouvez préparer vous-même vos sachets de thé avec 4 petits carrés de mousseline remplis chacun de 54 cuillerée à café de thé. Il suffit de fermer avec de la ficelle et de les laisser dans le pichet au moment de servir. C'est la petite touche finale, toute simple à faire, mais qui en met plein la vue ! ;) Et si vous êtes un adepte des cours de cuisine, je vous recommande celui que j'ai eu la chance de faire. Ma femme m'a un peu poussé à la base, mais je dois dire que je n'ai pas regretté : nous avons passé un excellent moment ! Plus d'infos par ici, pour ceux que ça intéresse. Suivez le lien https://www.tematis.com/cours-cuisine

  • Un vaccin contre l’héroïne

    Et si l'on pouvait éradiquer la dépendance à l'héroïne avec un simple vaccin? Cela peut sembler fou, mais c'est le pari d'une équipe de chercheurs du Scripps research institute, l'un des plus grands centres de recherche privés du monde. Après plus de huit ans de travail et un premier succès sur des rongeurs en 2016, ils viennent d'arriver à une étape clé, dévoilée dans la revue Jacs. Leur vaccin empêche l'héroïne d'atteindre le cerveau de macaques rhésus. Une étape essentielle, précise l'institut Scripps. Car d'autres vaccins visant à empêcher l'addiction, à la nicotine et à la cocaïne par exemple, ont déjà été testés avec succès sur des rongeurs, mais ont toujours échoué sur l'homme. Il ne faut pas crier victoire trop vite pour autant, rappelle au HuffPost Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS. "On ne sait pas si cette stratégie bloque vraiment les effets addictifs de l'héroïne, mais cela reste prometteur et je pense qu'ils ont déjà réalisé ces tests, qui attendent d'être publiés", précise le spécialiste en neurobiologie addictive à l'université de Bordeaux. Surtout, il faut encore réussir à adapter le vaccin pour l'homme. "Le test sur les singes est une bonne chose, mais cette espèce reste assez éloignée de la notre. Je crains que le passage à l'être humain ne soit pas efficace", précise-t-il. Mais si cela fonctionne, le bénéfice est potentiellement énorme. Actuellement, pour se libérer de la dépendance à l'héroïne, il existe deux méthodes. La substitution implique une prise de médicaments (opiacés) avec des effet similaires, mais très lents. L'autre solution, l'antagonisme, consiste à injecter un inhibiteur (naltrexone) qui va bloquer les récepteurs du cerveau sur lesquels agissent les opiacés. "Le problème, c'est que cette méthode n'enlève pas la sensation de manque et qu'il n'est pas possible d'y ajouter un substitut", précise Serge Ahmed. "La vaccination, elle, bloque l'action de l'héroïne, comme un antagoniste, mais il est possible d'y associer une méthode de substitution". Pourquoi? Le vaccin, comme tous les autres, fait produire à notre organisme des anticorps. Ceux-ci vont tout simplement reconnaître et bloquer l'héroïne avant qu'elle ne franchisse la "barrière hémato-encéphalique" qui protège normalement notre cerveau. Qu'elle importance? A l'inverse des antagonistes classiques, une vaccination ne bloque donc pas les récepteurs du cerveau qui accueillent l'héroïne et les autres opiacés. Il est donc possible, en parallèle, de donner au patient un substitut pour que la sensation de manque soit supportable. Autre point positif: "l'immunisation, d'après l'étude, est durable avec quelques rappels. C'est un énorme avantage", note Serge Ahmed. Par contre, seule une personne souhaitant vraiment se libérer de l'héroïne pourra être vaccinée. Car sinon, il lui suffirait de passer à un autre opiacé dérivé pour continuer de se droguer. En France, 600.000 personnes ont déjà pris de l'héroïne et 180.000 environ cherchent à décrocher grâce à un traitement médical. La bonne nouvelle, c'est que l'avenir de ce vaccin se jouera dans quelques années. Les scientifiques cherchent déjà une société pharmaceutique pour réaliser des tests cliniques. Et s'ils sont concluants, il y a de bonnes chances pour que le vaccin soit autorisé rapidement: les composés utilisés sont eux-mêmes déjà autorisés par le gendarme américain de la santé.