Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Vive l'autopartage

Les services d’autopartage en trace-directe sont actuellement en développement et ont encore une présence limitée sur le territoire français. Essentiellement concentrés dans les grandes agglomérations (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice, La Rochelle), ces services proposent des véhicules en libre-service utilisables sur un trajet unique, de station à station, sans qu’il soit nécessaire pour l’usager de revenir à son point de départ. Ce type d’offre d’autopartage, souvent associé au service parisien Autolib’, se positionne sur le même créneau que le transport en commun en zone dense, proposant aux voyageurs une alternative aux modes existants (bus, métro, train, tramway, vélo). Comme mentionné précédemment, en France, ce type de service utilise principalement des voitures à motorisation électrique. Si tel est le cas, c’est tout d’abord parce que les caractéristiques de ces véhicules sont parfaitement compatibles avec l’usage du service, mais également parce que l’implantation de ces offres est très dépendante des collectivités locales et de leurs politiques de développement durable. Comme cela a été montré par les travaux de A. Villareal34 et J. Hildermeier35sur Autolib’, l’offre de Bolloré et la formalisation de l’autopartage en trace-directe en France sont directement liées aux prétentions stratégiques de l’entreprise sur le segment des voitures électriques, et à la volonté de la mairie de Paris d’être une vitrine européenne de l’électro-mobilité. Dans le sillon ouvert par B. Delanoé à Paris, les mairies de Bordeaux et de Lyon ont lancé avec les mêmes arguments, un service d’autopartage en trace-directe géré par la filiale de Bolloré Bluesolution. Alors que ces services se positionnent comme des alternatives aux transports en commun en milieu urbain susceptibles d’ajouter des véhicules sur la chaussée, il était politiquement dangereux que les véhicules utilisés par ces services contribuent également à la pollution urbaine. L’utilisation des voitures électriques s’est donc imposée, en France en particulier, comme une base au développement de l’autopartage en trace-directe. Or, contrairement à ce qu’avait fait Daimler à Ulm avec son service Car2go, le développement de ce type de service dans les villes françaises pose un problème de financement et d’infrastructure. Alors que l’utilisation de véhicules thermiques ne nécessite pas d’installations coûteuses sur la voirie, celle des véhicules électriques est conditionnée par la mise en place de bornes de rechargement en station. Comme nous le verrons plus loin, cette problématique pèse très largement sur le financement de ces services et les rend particulièrement dépendant des subventions consenties par les collectivités locales. Source: http://www.lesplusbellesvoitures.com

Les commentaires sont fermés.