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  • A Helsinki pour le plaisir

    Si pas mal d'incentives auxquels je suis invité à participer se ressemblent les uns les autres, il m'arrive d'assister à un incentive fortement décalé. Et c'est à un de ceux-là auquel j'ai participé à Helsinki. Il y a eu de nombreuses surprises, parce que l'objectif était à l'évidence de nous tirer de nos vieilles habitudes. Histoire de bien poser les choses, lorsque nous sommes arrivés dans la salle, nous avons voulu nous installer dans les gradins. Mais on nous a alors conviés à rejoindre les tréteaux, où nous avons passé toute la journée dessus. C'est quand mêmeplus séduisant que de subir un laïus guindé sur le fait d'être acteur plutôt que spectateur. Seconde surprise quelques minutes plus tard : nous pensions être dispatchés dans des groupes de travail organisés de façon à mêler les différents services, comme nous le faisons invariablement. Mais cette fois, nous avons été invités à nous grouper par équipe opérationnelle, ce qui n'avait encore jamais été fait. Invariablement, on nous propose de réfléchir sur un thèmeplutôt générique. Mais cette fois, nous avons en effet eu droit à un sujet beaucoup plus sensible à débattre : « Quelles mesures précises l’équipe d'à côté devrait-elle mettre en oeuvre pour gagner en efficacité ? ». Je peux vous dire qu'il y a eu un silence quand on a compris qu'on allait devoir stigmatiser l'activité des autres équipes. Et si je ne croyais pas que ça marcherait vraiment, certains ont lâché la bride. Et lorsqu'a eu lieu la présentation des points d'amélioration pour chaque service, certains responsables ont dû faire un effort pour garder bonne figure. Il faut dire que pour certains services, les listes de mesures à mettre en place représentaient une sacrée remise en cause de leur façon de travailler ! Et histoire d'enfoncer le clou, chaque équipe a dû s'engager à matérialiser une partie des actions qui lui avaient été proposées. Cette manière de faire nous a sérieusement brusqué, il a eu l'effet souhaité. J'ai fortement apprécié la méthode originale utilisée lors de cet événement, et je ressens déjà les effets de cet engagement dans le travail. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui a monté cet événement. Retrouvez toutes les infos sur cette incentive à Helsinki en suivant le lien.http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-a-helsinki/

  • Les traitements longs coutent (trop) chers

    Les maladies psychiatriques pèsent de plus en plus lourd dans les comptes de l’Assurance maladie qui dans les cinq prochaines années devra gérer un nombre croissant d’autres malades chroniques ou nécessitant des traitements longs, selon des données présentées mercredi. A quelques semaines de la divulgation des mesures d’économies qu’elle entend réaliser, l’Assurance maladie a passé au crible les dépenses de santé des 57 millions de bénéficiaires du régime général, soit quatre Français sur cinq, entre 2012 et 2015 et réalisé des prévisions d’ici à 2020. En quatre ans, le montant de la prise en charge a augmenté de 10,2 milliards d’euros pour atteindre 133,6 milliards en 2015, selon cette étude « médicalisée » qui passe en revue 56 pathologies. Plus d’un bénéficiaire sur deux a recouru à un soin courant, le reste de la population, soit 26 millions d’assurés, ayant été concerné par des soins liés à des pathologies chroniques, des traitements médicamenteux spécifiques au long cours ou la maternité, relève l’Assurance maladie. Les grandes tendances observées depuis 2012 (date du début des analyses médicalisées) se « confirment » en 2015 avec « un recours important et croissant » aux hospitalisations ponctuelles sans lien possible avec une pathologie spécifique (+335.000 personnes sur quatre ans), souligne-t-elle. La hausse du nombre de ces hospitalisations, qui s’explique par le vieillissement de la population, en fait le premier poste de dépenses (30,7 milliards d’euros). Autre phénomène confirmé par l’étude, « le poids de la santé mentale » (traitement des maladies psychiatriques ou consommation de psychotropes) avec des dépenses versées à plus de 7 millions de personnes atteignant 19,3 milliards d’euros (soit +2,3% en moyenne chaque année entre 2012 et 2015). « Grâce à ces données (…) nous sommes en train d’expérimenter des prises en charge psychothérapiques pour les épisodes dépressifs légers afin d’éviter le recours aux médicaments », a expliqué lors d’une conférence de presse le directeur adjoint de la direction des statistiques de l’Assurance maladie, Ayden Tajahmady.