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  • Sensations fortes et aériennes

    Voilà un week-end que je ne suis pas près d'oublier. Il y a deux semaines, j'ai en effet vécu un week-end assez spécial, puisque j'y ai embarqué à bord... d'un avion de chasse ! Cette expérience a eu lieu à Rennes, et c'est l'une des plus belles aventures qu'il m'ait été donné de vivre. Cette heure-là était vraiment unique en son genre. Le problème, c'est que le reste semble insipide, en comparaison. Par conséquent, je ne vois plus vraiment quelle activité je vais bien pouvoir effectuer à l'avenir. Car mon cv commence à être bien rempli, en la matière ! Planche à voile, escalade, traversée du désert, et maintenant avion de chasse. Chaque fois que je peux tester une activité riche en sensations, je ne me pose pas trois mille questions : je fonce ! Pas mal de gens ne comprennent pas ma conduite. Et à vrai dire, je ne leur en veux pas. Il n'y a encore pas si longtemps, j'étais comme eux. Et puis, tout a changé du jour au lendemain. Il y a deux ans, j'ai perdu un vieil ami. Sa voiture a été percutée par un camion. Il est mort quelques heures plus tard. Cette perte a été un déclic pour moi. Je me suis rappelé que j'étais un simple mortel. Bien sûr, ce n'était pas là quelque chose de nouveau, mais cela restait une vérite peu concrète. Cette disparition s'est imprimée dans ma tête et m'a changé. Je crois qu'il est impossible de se contenter d'une petite vie dès lors qu'on sait comme celle-ci file à toute vitesse ; ça vous engage à ne pas rester sur le bord de la piste, à vivre pleinement les choses. Le décès de cet ami est une tragédie dont je ne me remettrai jamais vraiment, mais il m'a au final rendu un peu meilleur que je ne l'étais. Si vous voulez un conseil, vivez votre vie sans délai. Prenez l'air, faites la fête, vivez toutes les expériences qui vous séduisent. Parce que chaque journée sur cette Terre peut être la dernière. Et si ce vol en avion de chasse vous fait rêver, mettez-y le prix ! Voilà le site où j'ai trouvé le mien, si vous habitez du côté de Rennes. ;-) Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de vol en avion de chasse.

  • De la country dans le bordelais

    Cheveux gris et yeux rieurs, l’Américain Daniel Antopolsky fait glisser ses doigts calleux sur sa guitare. « Open up your heart », chante doucement l’ancien compagnon de route de l’icône de la musique folk Townes Van Zandt, entouré de ses pommiers et poules dans sa vieille maison en pierre près de Bordeaux, en France. « Ouvre ton coeur » lance cette chanson composée au début des années 70, « Sweet Lovin’Music », mélange de country, folk et blues. A 69 ans, Daniel se souvient parfaitement de ce jour de 1972: « A Dallas, il y avait un rassemblement chrétien et on ne pouvait pas aller en ville. Alors, on s’est arrêté à l’hôtel et nous avons chacun fait une chanson. » « Townes était dans la chambre et il a écrit peut-être sa chanson la plus célèbre: « Pancho and Lefty » », reprise ensuite par quantité de chanteurs, raconte ce musicien gaucher. « J’ai écrit dehors « Sweet Lovin’Music » et il m’a dit: +c’est une jolie chanson. Si tu fais un album, tu pourrais l’appeler comme ça ». Quarante ans plus tard, Daniel s’en est souvenu au moment d’enregistrer en 2013 son premier disque à Nashville, dans le Tennessee aux Etats-Unis, après sa rencontre avec Jason Ressler, un producteur de films qui lui consacre un documentaire. S’ensuivront un concert au prestigieux festival South by Southwest à Austin (Texas) et deux autres albums réalisés, cette fois, chez lui à Fargues-Saint-Hilaire, dans le sud-ouest de la France. Loin des studios trop techniques car cet auteur-compositeur qui a « peur de chanter devant les gens » se sent plus à l’aise en compagnie de sa femme Sylvia, son chat Bingo et la nature qu’il célèbre dans ses chansons. Une nature qui le rattache à ses racines américaines, au fin fond de la Georgie. A Augusta, le petit Daniel partage son temps entre la quincaillerie, fondée par sa famille polonaise, et la campagne. Enfant, il est élevé par Franny, une femme noire qui lui fait découvrir le blues et le gospel, car sa mère tombe malade après sa naissance et décède lorsqu’il a dix ans. Juif, il dit aussi avoir été influencé par les chants entendus à la synagogue. Son père meurt durant ses années lycée, période où il écrit sa première chanson. Diplôme de journalisme en poche, ce hippie barbu aux cheveux longs s’achète alors un minivan et part avec Townes Van Zandt, rencontré dans un bar, vers Nashville, Atlanta et Dallas où il l’accompagne en concert. « C’était un troubadour, marrant et beau », se rappelle Daniel. L’aventure s’arrête à Houston. Townes fait une overdose et son ami l’emmène à l’hôpital où il sera sauvé in extremis. « Ce qui m’a préservé, c’est ma peur des aiguilles », souligne Daniel, adepte à l’époque d’autres drogues mais pas de l’héroïne.

  • Les processus décisionnels

    La décision publique ne se prend pas à un instant donné. C’est un long cheminement fait de négociations et de concertations, de confrontations d’informations, dans lequel le substantiel nourrit le procédural. Plusieurs travaux du Predit favorisent l’aggiornamento des outils d’aide à la décision. Il convient de citer d’abord les recherches sur le calcul économique, menées principalement par les GO 1 et 11. Elles concer nent la validité interne du calcul économique (prise en compte de nouvelles variables de choix) mais aussi sa validité externe (sa place effective dans la prise de décision : critère central ou élément de discussion parmi d’autres) au regard de la nouvelle donne du débat public. À travers les questions de monétarisation des nuisances, les GO 3, 5 et 7 répondent également à ces interrogations. Dans le même esprit, l’élaboration (projets en cours) d’indicateurs de développement durable contribue au nécessaire ajustement à effectuer entre les méthodes d’évaluation et les orientations des politiques publiques. Des études de modélisation, quant à elles, fournissent des instruments d’aide à la décision locale permettant de tester des scénarios de politiques de transport dans les aires urbaines, comme Mobisim système multi-agents (GO 1) ou le modèle d’interaction transport – urbanisme Simbad (GO 11). L’élaboration des Schémas de Cohérence Territoriale devrait profiter rapidement de ces apports méthodologiques. La science politique insiste sur l’importance de la phase d’implémentation (est-ce le mot juste que celui-là emprunté au vocabulaire de l’informatique ?), où se réinventent les politiques publiques à l’aune de leur appropriation par ceux qui les mettent en oeuvre. C’est aussi là que se jouent le succès des innovations et la cohérence de la politique. Ce type d’analyse suppose du côté de la recherche la mobilisation de spécialistes de sciences politiques, du côté du terrain l’acceptation d’un travail d’introspection. Ces deux conditions ne restent que partiellement remplies au sein du Predit. Certains projets de recherche-action avec des collectivités locales (articulation entre Scot et PDU, politiques tarifaires) autorisent quelque espoir en ce sens.