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  • Se faire Disney

    Les parcs à thème sont un pilier des options de vacances en famille, surtout en été. Quelque chose au sujet des parcs d'attractions fait croire aux enfants qu'ils sont des personnages dans leurs propres dessins animés préférés ou dans l'ensemble de leurs films d'aventures qui exercent leur droit à une expérience palpitante après l'autre. Les adultes, nous le savons tous, ne sont pas très différents. Alors que nous sommes heureux de prétendre être à ces centres de jouissance sans limite purement pour les enfants, nous secrètement (et parfois pas si secrètement) profiter de l'expérience. Si vous avez déjà visité un parc à thème avec des enfants, vous avez peut-être déjà vécu la transformation d'un parent strict et ordonné au 21ème siècle Peter Pan pendant quelques semaines dans ces Neverlands modernes. Il existe de nombreux parcs à thème au Royaume-Uni (tels que Thorpe Park, Alton Towers, Legoland et Chessington World Adventures). L'Europe offre de nombreuses autres options, depuis le plus ancien parc d'attractions d'Europe, aux Jardins de Tivoli (Copenhague, Danemark) jusqu'à la plus grande montagne russe d'Europe-Park (Rust, Allemagne). Cependant, aucun parc à thème n'éveille autant d'enthousiasme chez les enfants, ou attire autant de visites, que Disneyland à Paris, en France. Plus de 12 millions de personnes visitent le parc chaque année, ce qui éclipse la deuxième place des 4 millions de visiteurs annuels d'Europa-Park. Ouvert en 1992 à Marne-la-Vallée dans la banlieue est de Paris, Disneyland Paris est l'un des sites touristiques les plus visités de France et d'Europe. Son attrait unique pour les familles découle de la longévité de la marque et de ses personnages. C'est l'une des très rares manies de l'enfance que l'on puisse dire partagées par les enfants d'aujourd'hui, leurs parents et leurs grands-parents. Peut-être que seuls les sports partagent ce statut privilégié. Avec une combinaison de parcs à thème (parc Disneyland et parc Walt Disney Studios), magasins, restaurants, centres de loisirs, terrains de golf et sept hôtels, chaque membre de la famille a beaucoup à offrir, seul ou en famille. Impressionnant, mais vous n'attendriez rien de moins d'une attraction qui est un cinquième de la taille de Paris. La cerise sur le gâteau, c'est que Paris - un centre culturel et l'une des principales destinations touristiques d'Europe - est à seulement quelques minutes et peut facilement être ajouté dans le mélange de vos projets de vacances. Tandis que la ville peut convenir aux parents plus qu'aux enfants, toute la famille peut apprécier les fruits des cours de cuisine qui deviennent des excuses de vacances de week-end de plus en plus populaires en eux-mêmes. Le centre Pompidou propose également une variété d'expositions étranges et merveilleuses, ainsi que plusieurs installations destinées directement aux enfants et aux jeunes adultes. Tout près, en dehors de Paris, le Parc Des Felins à Lumigny-Nesles-Ormeaux est un parc à thème avec plus de divertissement animal authentique que Mickey & Minnie Mouse. Ce parc abrite 25 espèces de chats, ainsi que des lémuriens et des animaux de ferme. Les chats ont beaucoup d'espace et les nombreuses espèces domestiques et non dangereuses sont autorisées à se déplacer librement afin de pouvoir les observer dans leur comportement naturel. Il y a beaucoup de châteaux à apprécier, et les espaces ouverts et les beaux jardins sont bien adaptés aux enfants avec beaucoup d'énergie ou promenades avec de très jeunes poussettes d'enfants. Le Château de Vaux-le-Vicomte à Maincy est peut-être le plus beau de tous, et chaque été, le samedi voit l'extérieur éclairé de 2.000 bougies, tandis que tous les 1er et 3ème samedis du mois, un feu d'artifice. A lire sur le site spécialisé sur les plus beaux hotels du monde.

  • L’Intelligence Artificielle et la formation

    C’est un constat consensuel de l’intelligence humaine : sa version artificielle va révolutionner l’éducation. C’est en tout cas la thèse de Laurent Alexandre, argumentée dans son dernier livre, ‘La Guerre des intelligences’. Comment ? A quel rythme, de façon radicalement disruptive ou tranquillement évolutive ? Une révolution à grande échelle en tout cas pour Kevin Carillo, professeur à TBS (Toulouse business school). “L’IA va transformer l’éducation dans sa globalité, que ce soit dans son fonctionnement interne (gestion de la scolarité, gestion des campagnes commerciales, oraux…), ou dans la manière d’enseigner, en modifiant l’interaction avec l’étudiant.” Ainsi, les parcours de formation utiliseront l’IA pour proposer un système de recommandations pertinentes pour le choix des cours en fonction de l’historique des étudiants, des fléchages, des souhaits… “De façon globale, l’IA permettra une manière plus fine et plus personnalisée d’enseigner et de gérer les étudiants. Il y a un potentiel pour révolutionner l’éducation” poursuit Kevin Carillo. Mais les avis sont plus que partagés parmi les dirigeants des grandes écoles, où les changements ne dépendent pas uniquement de la rationalité. Ne serait-ce que sur la maturité du phénomène IA, les opinions divergent. Sur les freins et obstacles aussi. “Certes, ces nouvelles technologies vont soulager le travail des professeurs qui n’apprécient pas les corrections” prévoit Jean-Philippe Renard, directeur du campus de GEM (Grenoble école de management) à Paris et expert des questions sur le numérique/digital. “Mais les étudiants comme les professeurs sont des populations très conservatrices. Ils n’aiment pas la nouveauté et les étudiants sont extrêmement demandeurs de contacts et d’échanges avec leurs professeurs. Il faut donc que toutes ces technologies les favorisent.” Entre les outils pédagogiques facilitant l’apprentissage bientôt disponible sur étagère et leur appropriation par les profs et leurs élèves, on risque d’assister à quelques passionnants débats. Mais un étudiant admis aujourd’hui se trouvera confronté à l’heure de son diplôme à de robustes avancées dans ces domaines. En quelques mois, les fées les plus éclairées se sont penchées sur le berceau de ces savantes technologies en devenir. Cédric Villani devrait remettre son rapport sur le sujet début avril, tandis que celui de France Stratégie a déjà été publié, de même que celui de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques), par le Sénat et l’Assemblée nationale. “Les étudiants comme les professeurs sont des populations très conservatrices. Ils n’aiment pas la nouveauté et les étudiants sont extrêmement demandeurs de contacts et d’échanges avec leurs professeurs” Récemment, dans l’université américaine Georgia Tech, les élèves ont dialogué en ligne avec leur professeur d’informatique en lui posant nombre de questions. Les réponses fusaient. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que c’était un chatbot animé par la machine Watson d’IBM qui leur répondait. Ils n’y ont vu que du feu. Une certitude toutefois : l’interface humaine devient stratégique et change de mission. Les connaissances sont dans les machines mais l’essentiel, le savoir-être, ne s’apprend qu’avec des humains. En fait, l’intelligence artificielle induit deux types d’impact pour ces étudiants. Non seulement elle va sensiblement modifier les outils pédagogiques et bien au-delà, mais elle va transformer leurs futurs métiers, donc les débouchés auxquels ils se préparent. Cette technologie si gourmande en données diffuse dans tous les secteurs. Industriels évidemment, comme le prouvent les avancées dans la voiture autonome, mais aussi dans les services, chez les assureurs et les banquiers, dans le secteur de la santé, et bien d’autres encore. Comme le constate Franck Pacard, directeur de l’enseignement et de la recherche de l’X qui vient de créer un nouveau master Artificial intelligence qui ouvrira en septembre prochain : “Cette spécialité diffuse dans tous les domaines et suscite donc une demande importante, puisque l’IA devient un outil utilisé par toutes les entreprises. Par exemple les assureurs et les banques, pour lesquels c’est devenu l’enjeu de concurrences féroces. Et la France tire bien son épingle du jeu. Si Google et Facebook installent leur centre de recherche en IA à Paris, il doit bien y avoir une raison !”