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Le batteur de breloques - Page 4

  • Distinction Daesh et Al-Qaeda

    Les terroristes de la nébuleuse Al-Qaïda et du groupe terroriste Daech se ressemblent au premier regard, mais il y a aussi des différences, d’après l’expert du Conseil de sécurité de l’Onu Hans-Jakob Schindler. Le groupe terroriste Daech, considéré actuellement comme l'ennemi N°1 par la communauté internationale, et le réseau terroriste Al-Qaïda, qui a aussi organisé de nombreux attentats meurtriers, se distinguent par leurs dirigeants et leurs plans d'action, a déclaré mercredi Hans-Jakob Schindler, chef du groupe de suivi pour Daech auprès du Conseil de sécurité de l'Onu. « Le premier point de divergence est leur direction : Ayman al-Zawahiri contre Abou Bakr al-Baghdadi. Le second est le plan d'action. Al-Qaïda entend créer un califat mondial, c'est un point idéologique évoqué par Oussama ben Laden. Mais Daech compte le mettre en place tout de suite, alors que ben Laden disait que cette mission devait être accomplie par la génération future », a indiqué M. Schindler. À part cela, il n'y a presque pas de différence du point de vue idéologique entre Al-Qaïda et Daech, d'après l'expert. Le vice-Président irakien Iyad Allaoui avait antérieurement déclaré que Daech et Al-Qaïda menait des négociations en vue de former une alliance.

  • Test en simu

    Paris, en fin de matinée.Un peu nerveux, je découvre enfin la cabine du Boeing 757 et me place sur le siège avant gauche (celui du commandant), pendant que ma petite soeur se place dans l'un des deux sièges près de la porte. Mon instructeur prend position à mes côtés, dans le siège de l'officier pilote de ligne (OPL)). Je mets ma ceinture à cinq points d'ancrage et enfile le casque du commandant. En suivant les instructions de mon co-pilote, j'effectue les incontournables checklist de contrôle. Quelques minutes plus tard, je demande finalement à la tour l'autorisation de procéder au décollage. Le moment est venu d'abandonner le plancher des vaches. Je pousse progressivement la manette des gaz. L'avion glisse sur la piste et le sol de la cabine se met à vibrer. L'appareil quitte finalement le tarmac et je me retrouve collé contre mon siège. Je monte à 2000 pieds avant d'exécuter un virage à 45° et de voir s'éloigner la piste. C'est parti pour un vol plus qu'insolite. Je ne suis pas un pilote de ligne. Et ceci n'est pas un véritable appareil. Pourtant, en cet instant, il m'est presque impossible de reconnaître la fiction de la réalité. Nous sommes à bord d'un simulateur. Si vous pensez avoir déjà testé un simulateur de vol parce que vous avez joué à X-Plane, il n'y a aucun rapport. Rien à voir avec un Flight Simulator X. Ce simulateur professionnel est servant aux compagnies pour préparer leurs pilotes. Ces simulateurs-là ont été approuvés par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile). L'habitacle est la reproduction détaillée d'un Boeing 737. La cabine est close et est élevée sur des vérins hydrauliques, qui copie toutes les sensations propres au vol : accélérations, secousses, les inclinaions de l'appareil, le bruit des moteurs. L'appareil clone le réel à 98% ! L'appareil reproduit aussi à la perfection la météorologie : jour/nuit, brouillard, lumière du crépuscule... La simulation est à la carte, et l'on peut sélectionner le point de départ (parmi presque 24000, mais aussi les situations de vol :conditions météos, moment de la journée, etc. J'ai sélectionné un simple trajet Lyon/Genève, de nuit et par un ciel dégagé. Une heure prodigieuse ! La simulation était tellement troublante que j'en ai éprouvé le décalage horaire à la fin de l'expérience. J'avais regagné le tarmac au crépuscule et nous étions encore en fin de matinée à l'extérieur ! Retrouvez toutes les infos sur ce simulateur de vol en suivant le lien. http://www.simulateurdevol.fr

  • Des scientifiques canadiens savent comment «désactiver» les souvenirs traumatiques

    Qui parmi nous n’a jamais désiré se débarrasser des souvenirs déplaisants qui ne créent que de mauvais sentiments? Ça y est! Des scientifiques canadiens ont trouvé un moyen pour «désactiver» certains souvenirs dans le cerveau. À l'avenir, ils espèrent l’utiliser comme remède contre le stress post-traumatique. Au cours d'une série d'expérimentations sur les souris, les scientifiques de l'Université de Toronto ont découvert comment « désactiver » certains souvenirs à l'aide de médicaments. Ils espèrent que bientôt ils sauront l'appliquer chez les humains. Ainsi, les chercheurs sont arrivés à se débarrasser des souvenirs avec une intervention chirurgicale, en découpant l'engramme, un groupe de cellules où se trouvent les souvenirs, relate The Telegraph. Malgré un grand nombre de neurones dans le cerveau, ce n'est que certains d'entre eux qui participent à la création des souvenirs douloureux, explique la professeur Sheena Josselyn : « Nos recherches montrent qu'un jour nous saurons guérir les patients qui souffrent de troubles post-traumatiques, tout simplement en supprimant ces souvenirs douloureux. Dans les cas comme ça, c'est la mémoire qui les empêche de vivre ». L'idée en soi rappelle le film Eternal Sunshine of the Spotless Mind où l'héroïne, Kate Winslet, demande aux médecins de lui « enlever » les souvenirs de son ancienne relation. La professeur Jesselyn a quand même souligné que l'opération ne serait possible que dans les cas où les souvenirs sont tellement traumatiques qu'ils influencent négativement la santé psychique du patient. « Certes, il y a des difficultés potentielles. […] Si l'on supprime (nos erreurs, ndlr) de notre mémoire, qu'est-ce qui nous empêchera de les commettre encore une fois ? » Pourtant, le professeur Simon Wessely, président du Collège royal des psychiatres, n'est pas sûr qu'il soit opportun de réaliser de telles opérations dans le futur : « On ignore si les émotions liées à un certain souvenir disparaîtront également au cours d'une telle opération. Il y a un risque sérieux pour les gens qui souffrent de troubles post-traumatiques, pour les soldats qui ont vu ou même commis eux-mêmes des choses horribles. » Il a fait savoir qu'en plus de ceux qui souffrent de stress post-traumatique et des soldats qui ont participé à des actions militaires, ce moyen de désactivation des souvenirs désagréables pourrait être appliqué dans le travail avec les patients qui souffrent de formes lourdes de dépendance. En outre, les scientifiques ont découvert que les neurones pour l'enregistrement de nouveaux souvenirs se forment toutes les six heures. Ainsi, si deux événements terribles ont lieu pendant cette période, ils seront « enregistrés » par les mêmes cellules et resteront liés l'un à l'autre à jamais.