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Le batteur de breloques - Page 5

  • Test en simu

    Paris, en fin de matinée.Un peu nerveux, je découvre enfin la cabine du Boeing 757 et me place sur le siège avant gauche (celui du commandant), pendant que ma petite soeur se place dans l'un des deux sièges près de la porte. Mon instructeur prend position à mes côtés, dans le siège de l'officier pilote de ligne (OPL)). Je mets ma ceinture à cinq points d'ancrage et enfile le casque du commandant. En suivant les instructions de mon co-pilote, j'effectue les incontournables checklist de contrôle. Quelques minutes plus tard, je demande finalement à la tour l'autorisation de procéder au décollage. Le moment est venu d'abandonner le plancher des vaches. Je pousse progressivement la manette des gaz. L'avion glisse sur la piste et le sol de la cabine se met à vibrer. L'appareil quitte finalement le tarmac et je me retrouve collé contre mon siège. Je monte à 2000 pieds avant d'exécuter un virage à 45° et de voir s'éloigner la piste. C'est parti pour un vol plus qu'insolite. Je ne suis pas un pilote de ligne. Et ceci n'est pas un véritable appareil. Pourtant, en cet instant, il m'est presque impossible de reconnaître la fiction de la réalité. Nous sommes à bord d'un simulateur. Si vous pensez avoir déjà testé un simulateur de vol parce que vous avez joué à X-Plane, il n'y a aucun rapport. Rien à voir avec un Flight Simulator X. Ce simulateur professionnel est servant aux compagnies pour préparer leurs pilotes. Ces simulateurs-là ont été approuvés par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile). L'habitacle est la reproduction détaillée d'un Boeing 737. La cabine est close et est élevée sur des vérins hydrauliques, qui copie toutes les sensations propres au vol : accélérations, secousses, les inclinaions de l'appareil, le bruit des moteurs. L'appareil clone le réel à 98% ! L'appareil reproduit aussi à la perfection la météorologie : jour/nuit, brouillard, lumière du crépuscule... La simulation est à la carte, et l'on peut sélectionner le point de départ (parmi presque 24000, mais aussi les situations de vol :conditions météos, moment de la journée, etc. J'ai sélectionné un simple trajet Lyon/Genève, de nuit et par un ciel dégagé. Une heure prodigieuse ! La simulation était tellement troublante que j'en ai éprouvé le décalage horaire à la fin de l'expérience. J'avais regagné le tarmac au crépuscule et nous étions encore en fin de matinée à l'extérieur ! Retrouvez toutes les infos sur ce simulateur de vol en suivant le lien. http://www.simulateurdevol.fr

  • Des scientifiques canadiens savent comment «désactiver» les souvenirs traumatiques

    Qui parmi nous n’a jamais désiré se débarrasser des souvenirs déplaisants qui ne créent que de mauvais sentiments? Ça y est! Des scientifiques canadiens ont trouvé un moyen pour «désactiver» certains souvenirs dans le cerveau. À l'avenir, ils espèrent l’utiliser comme remède contre le stress post-traumatique. Au cours d'une série d'expérimentations sur les souris, les scientifiques de l'Université de Toronto ont découvert comment « désactiver » certains souvenirs à l'aide de médicaments. Ils espèrent que bientôt ils sauront l'appliquer chez les humains. Ainsi, les chercheurs sont arrivés à se débarrasser des souvenirs avec une intervention chirurgicale, en découpant l'engramme, un groupe de cellules où se trouvent les souvenirs, relate The Telegraph. Malgré un grand nombre de neurones dans le cerveau, ce n'est que certains d'entre eux qui participent à la création des souvenirs douloureux, explique la professeur Sheena Josselyn : « Nos recherches montrent qu'un jour nous saurons guérir les patients qui souffrent de troubles post-traumatiques, tout simplement en supprimant ces souvenirs douloureux. Dans les cas comme ça, c'est la mémoire qui les empêche de vivre ». L'idée en soi rappelle le film Eternal Sunshine of the Spotless Mind où l'héroïne, Kate Winslet, demande aux médecins de lui « enlever » les souvenirs de son ancienne relation. La professeur Jesselyn a quand même souligné que l'opération ne serait possible que dans les cas où les souvenirs sont tellement traumatiques qu'ils influencent négativement la santé psychique du patient. « Certes, il y a des difficultés potentielles. […] Si l'on supprime (nos erreurs, ndlr) de notre mémoire, qu'est-ce qui nous empêchera de les commettre encore une fois ? » Pourtant, le professeur Simon Wessely, président du Collège royal des psychiatres, n'est pas sûr qu'il soit opportun de réaliser de telles opérations dans le futur : « On ignore si les émotions liées à un certain souvenir disparaîtront également au cours d'une telle opération. Il y a un risque sérieux pour les gens qui souffrent de troubles post-traumatiques, pour les soldats qui ont vu ou même commis eux-mêmes des choses horribles. » Il a fait savoir qu'en plus de ceux qui souffrent de stress post-traumatique et des soldats qui ont participé à des actions militaires, ce moyen de désactivation des souvenirs désagréables pourrait être appliqué dans le travail avec les patients qui souffrent de formes lourdes de dépendance. En outre, les scientifiques ont découvert que les neurones pour l'enregistrement de nouveaux souvenirs se forment toutes les six heures. Ainsi, si deux événements terribles ont lieu pendant cette période, ils seront « enregistrés » par les mêmes cellules et resteront liés l'un à l'autre à jamais.

  • Vive l'autopartage

    Les services d’autopartage en trace-directe sont actuellement en développement et ont encore une présence limitée sur le territoire français. Essentiellement concentrés dans les grandes agglomérations (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice, La Rochelle), ces services proposent des véhicules en libre-service utilisables sur un trajet unique, de station à station, sans qu’il soit nécessaire pour l’usager de revenir à son point de départ. Ce type d’offre d’autopartage, souvent associé au service parisien Autolib’, se positionne sur le même créneau que le transport en commun en zone dense, proposant aux voyageurs une alternative aux modes existants (bus, métro, train, tramway, vélo). Comme mentionné précédemment, en France, ce type de service utilise principalement des voitures à motorisation électrique. Si tel est le cas, c’est tout d’abord parce que les caractéristiques de ces véhicules sont parfaitement compatibles avec l’usage du service, mais également parce que l’implantation de ces offres est très dépendante des collectivités locales et de leurs politiques de développement durable. Comme cela a été montré par les travaux de A. Villareal34 et J. Hildermeier35sur Autolib’, l’offre de Bolloré et la formalisation de l’autopartage en trace-directe en France sont directement liées aux prétentions stratégiques de l’entreprise sur le segment des voitures électriques, et à la volonté de la mairie de Paris d’être une vitrine européenne de l’électro-mobilité. Dans le sillon ouvert par B. Delanoé à Paris, les mairies de Bordeaux et de Lyon ont lancé avec les mêmes arguments, un service d’autopartage en trace-directe géré par la filiale de Bolloré Bluesolution. Alors que ces services se positionnent comme des alternatives aux transports en commun en milieu urbain susceptibles d’ajouter des véhicules sur la chaussée, il était politiquement dangereux que les véhicules utilisés par ces services contribuent également à la pollution urbaine. L’utilisation des voitures électriques s’est donc imposée, en France en particulier, comme une base au développement de l’autopartage en trace-directe. Or, contrairement à ce qu’avait fait Daimler à Ulm avec son service Car2go, le développement de ce type de service dans les villes françaises pose un problème de financement et d’infrastructure. Alors que l’utilisation de véhicules thermiques ne nécessite pas d’installations coûteuses sur la voirie, celle des véhicules électriques est conditionnée par la mise en place de bornes de rechargement en station. Comme nous le verrons plus loin, cette problématique pèse très largement sur le financement de ces services et les rend particulièrement dépendant des subventions consenties par les collectivités locales. Source: http://www.lesplusbellesvoitures.com