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International

  • A Oslo

    Récemment, mon épouse et moi sommes revenus d'un voyage de groupe qui nous a permis de découvrir Oslo. Si nous n'avions pas encore fait cette destination, c'est surtout la façon de voyager qui était, en l'occurrence, une première : nous n'avions en effet encore jamais fait de voyage de groupe. Avant ce voyage, nous étions en effet toujours partis par nos propres moyens, et nous étions toujours débrouillés sans aide. Mais il faut bien admettre que, de temps à autre, c'est aussi agréable de lâcher prise et de profiter sans stresser. Du coup, je me suis laissé convaincre d'y participer. Et à ma grande surprise, nous n'avons pas eu du tout à le regretter. Voyager en groupe offre quelques avantages qui m'ont vraiment plu. Ce qui m'a surpris dès le début, c'est la sensation de sécurité qu'on éprouve tout du long, lorsqu'on voyage de manière encadrée. Ce n'est pas que je sois particulièrement préoccupé par la question sécuritaire (loin de là, même !), mais je dois reconnaître que pendant certains de nos voyages à l'étranger, mon épouse et moi avons vécu des moments où nous nous sommes sentis un peu perdus. Ca n'a jamais duré très longtemps, mais c'est tout de même une expérience très désagréable à vivre. Le fait que le confort soit bien plus important lors d'un voyage de groupe m'a aussi bien plu. Moi qui suis systématiquement préposé au volant en vacances, je n'ai pas une seule fois eu à prendre le volant. Cela m'aurait été particulièrement utile dans certains pays que nous avons visités par le passé, et où la conduite autochtone était un tantinet sportive. Là, nous avons tout simplement été entraînés en bus d'un point à l'autre, et j'ai même pu passer les trajets à roupiller. Un luxe qui fait toute la différence ! Mais le meilleur, finalement, ça reste d'avoir vécu tout ça avec d'autres personnes : durant ce voyage, nous nous sommes en effet retrouvés avec des personnes qui aimaient voyager, et cette passion commune a contribué à rendre l'ensemble du séjour d'autant plus riche et l'atmosphère plus détendue. Bref, un vrai succès. Si vous avez toujours comme moi résisté à l'envie de faire voyage de groupe, je vous invite à e tenter l'aventure : vous pourriez avoir une sacrée surprise. Suivez donc le lien vers le site de l'agence où mon épouse et moi avons trouvé notre voyage à Oslo ! http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-europe/voyage-groupe-norvege/

  • A Helsinki pour le plaisir

    Si pas mal d'incentives auxquels je suis invité à participer se ressemblent les uns les autres, il m'arrive d'assister à un incentive fortement décalé. Et c'est à un de ceux-là auquel j'ai participé à Helsinki. Il y a eu de nombreuses surprises, parce que l'objectif était à l'évidence de nous tirer de nos vieilles habitudes. Histoire de bien poser les choses, lorsque nous sommes arrivés dans la salle, nous avons voulu nous installer dans les gradins. Mais on nous a alors conviés à rejoindre les tréteaux, où nous avons passé toute la journée dessus. C'est quand mêmeplus séduisant que de subir un laïus guindé sur le fait d'être acteur plutôt que spectateur. Seconde surprise quelques minutes plus tard : nous pensions être dispatchés dans des groupes de travail organisés de façon à mêler les différents services, comme nous le faisons invariablement. Mais cette fois, nous avons été invités à nous grouper par équipe opérationnelle, ce qui n'avait encore jamais été fait. Invariablement, on nous propose de réfléchir sur un thèmeplutôt générique. Mais cette fois, nous avons en effet eu droit à un sujet beaucoup plus sensible à débattre : « Quelles mesures précises l’équipe d'à côté devrait-elle mettre en oeuvre pour gagner en efficacité ? ». Je peux vous dire qu'il y a eu un silence quand on a compris qu'on allait devoir stigmatiser l'activité des autres équipes. Et si je ne croyais pas que ça marcherait vraiment, certains ont lâché la bride. Et lorsqu'a eu lieu la présentation des points d'amélioration pour chaque service, certains responsables ont dû faire un effort pour garder bonne figure. Il faut dire que pour certains services, les listes de mesures à mettre en place représentaient une sacrée remise en cause de leur façon de travailler ! Et histoire d'enfoncer le clou, chaque équipe a dû s'engager à matérialiser une partie des actions qui lui avaient été proposées. Cette manière de faire nous a sérieusement brusqué, il a eu l'effet souhaité. J'ai fortement apprécié la méthode originale utilisée lors de cet événement, et je ressens déjà les effets de cet engagement dans le travail. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui a monté cet événement. Retrouvez toutes les infos sur cette incentive à Helsinki en suivant le lien.http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-a-helsinki/

  • L'agonie de l'Europe

    Dans le Wall Street Journal du 19 octobre, la phrase d’introduction, saisissante, d’un article de Bret Stephens dit : « la mort de l’Europe est en vue ». Mais qu’est-ce qui meurt, précisément ? Nous nous rappelons la fameuse phrase de Belloc : « l’Europe, c’est la foi, et la foi, c’est l’Europe » sauf que la plus grande partie de l’Europe a perdu cette foi qui a fait l’Europe. La « ré-évangélisation » et la « nouvelle évangélisation » n’ont eu que peu d’impact. Alors, est-ce que c’est encore l’Europe ? Eric Voegelin, dans « Science, politiques et gnosticisme », fait remarquer que l’idéologie moderne tire son origine d’un manque de courage, d’une perte de foi des chrétiens dans la réalité de l’ordre transcendant tel que présenté dans la foi chrétienne. Cette idéologie qui en découle cause la mort d’une Europe ne désirant pas préserver ce qu’elle est. Une Europe prospère, à sa propre confusion, est littéralement « envahie », majoritairement par des musulmans venus de différents États défaillants. Nous assistons au déclin pathétique du taux de naissances européen, lui-même signe d’un sérieux désordre spirituel. Ce qui a remplacé les vieilles nations européennes, la chrétienté, a été un humanisme séculier voué à un « universalisme » qui a cherché à minimiser l’importance ou à se débarrasser de son héritage chrétien. Il a « pacifiquement » accompli cette épuration de bien des manières. L’Église elle-même, dans les pays de la vieille Europe, semble troublée et ouverte aux doctrines de cet humanisme, comme l’a souvent démontré le récent synode sur la famille. Dans un remarquable article, « L’amour de ses biens et l’importance de son rôle », George Friedman a écrit : « Mourir pour un régime dédié à la poursuite du bonheur n’a pas de sens. Mourir pour l’amour de ses biens prend tout son sens. Mais la compréhension moderne de l’homme a du mal à se faire à cette idée. À la place, elle veut abolir la guerre, bannir la guerre comme étant un atavisme, ou au moins la guerre des marques, comme étant primitive et artificielle. C’est bien possible, mais il faut noter que la guerre ne va pas disparaître comme ça, pas plus que l’amour de ses biens et tout ce qui va avec. » Nous pourrions dire que la guerre se poursuit parce que son abolition kantienne implique en définitive qu’il n’y a pas de distinction dans nos vies entre le bien et le mal. C’est contre cette dernière doctrine que les hommes de bonne volonté continueront de se battre – s’ils le peuvent.