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Politique

  • Tout le monde est alarmiste

    Une onde d’angoisse traverse à nouveau la France. De la migraine au cancer, les ondes électromagnétiques seraient responsables de nombreux maux. Wi-fi, téléphonie, elles sont partout et nous facilitent le quotidien, mais quels sont leurs effets sur notre santé ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) réitère dans son rapport de juillet 2016, sa recommandation de limiter l’exposition des enfants aux téléphones portables et autres tablettes tactiles. Le conseil des experts : s’en tenir donc à « un usage modéré » ainsi qu’à l’utiliser le plus souvent possible avec un kit mains libres. De quoi nous conforter dans notre inquiétude ? Lisons la suite. Dans son état des lieux des connaissances, l’Anses indique en revanche que « les données scientifiques actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ». Mais alors pourquoi certains députés proposent-ils régulièrement des lois visant à nous protéger de ces ondes, la dernière proposition en date ayant pour objet l’interdiction du wi-fi dans les crèches ? Et s’il est dangereux dans les crèches, ne l’est-il pas aussi à la maison ? Ne faut-il pas supprimer notre wi-fi, mais également celui du voisin ? Et supprimer le téléphone fixe sans fil pendant qu’on y est ? L’implantation d’antennes de téléphonie mobile rencontre régulièrement l’opposition de riverains soutenus et encouragés par des associations invoquant un scandale sanitaire à venir. Le magazine Que choisir dénonce d’ailleurs le marché lucratif qu’est devenu l’entretien et l’exploitation de ces peurs infondées. Sous le titre « Ondes électromagnétiques, le jeu trouble des associations », le mensuel de l’association de consommateurs constate qu’« alors que les études scientifiques rassurantes s’accumulent à propos de l’innocuité des ondes de téléphonie mobile et du wi-fi, des associations tiennent un discours alarmiste, au risque d’amener les pouvoirs publics à adopter des mesures de protection aussi coûteuses qu’inutiles ». Il serait donc temps que la santé publique ne soit plus instrumentalisée à des fins politiques.

  • Quelle valeur ?

    Décodage d’une actualité en demi-teinte ou en plein délire, qui navigue entre deux eaux ou patauge dans le deux poids, deux mesures. Le nombre de touristes visitant la France aurait baissé de 10 % en quelques mois Ce chiffre est stupéfiant. Primo, on ne comprend pas comment certains osent éviter un pays qui n’a jamais été aussi apaisé ; deuxio, certains esprits retors affirment que la statistique est fausse, puisqu’ils voient de plus en plus d’étrangers en France. À vérifier. Celle qui a tout compris du principe de précaution, c’est évidemment Martine Aubry En annulant la plus grande manifestation de sa ville et de sa région, elle affirme avoir fait montre d’un esprit de responsabilité qui, selon elle, l’honore. Il est tout de même réconfortant que nombre de ses collègues ne suivent pas son exemple et maintiennent les festivités estivales dans un pays qui, sinon, serait déjà en état de coma clinique. Nous sommes en effet dans une course contre la montre entre ceux qui suppriment la braderie de Lille et ceux qui veulent brader la France. Gouverner, c’est choisir. François Hollande, à Rio, est venu, il a vu, il a vaincu Il est venu parce que rien de plus urgent ne le retenait en France ; il a vu les éclatantes victoires de nos athlètes qui, galvanisés par sa présence, se sont surpassés dès les premières heures des olympiades ; il a convaincu en déclarant que la France avait une expérience de gestion de la sécurité en temps de terrorisme que personne aujourd’hui ne peut contester. Ce n’est certes pas les promeneurs de Nice et les curés de Saint-Étienne-du-Rouvray qui le démentiront. Était prévue, en septembre prochain, dans notre cher et vieux pays, une grande soirée burkini Chacun et chacune devaient s’y adonner aux joies de la danse des sept voiles version aquatique. Certains esprits chagrins ont souhaité interdire ce rassemblement au nom de cette bonne vieille laïcité de plus en plus contestée, et de moins en moins défendue. D’autres bonnes âmes, prêtes à tout pour avoir la paix, défendent mordicus la manifestation, du moment qu’il s’agit d’un espace privé. Leur indignation n’a strictement rien d’électoraliste, n’est-ce pas, M. Patrick Mennucci, député de Marseille et qui entend bien le rester ? Il paraîtrait qu’au moins cinq participants aux attentats de Paris et de Bruxelles… … auraient touché leurs allocations familiales pratiquement jusqu’au bout, et ceci sans compter des dizaines de voyageurs partis en Syrie pour raisons évidemment humanitaires, et dont on ne sait combien sont rentrés pour exercer ici ce qu’ils ont appris entre Alep et Raqqa. Qui oserait encore prétendre que nos services sociaux ne contribuent pas à la réputation de cet État providence que le monde nous envie ? Nathalie Kosciusko-Morizet trouve que l’absence, à la primaire républicaine, d’une candidature féminine serait un scandale Nous ne pouvons que l’approuver. Et protester, avec la dernière énergie, contre l’absence de candidats noirs, juifs, musulmans, bouddhistes, trans, gays et lesbiens. Qu’attendent donc SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme, la Licra et le Cran pour agir ? Réveillez-vous !

  • La réussite islandaise

    La grande majorité des fonds de pension sont regroupés au sein de l’IFPA, l’Association des Fonds de Pension Islandais. Créée en 1998, l’institution regroupe 38 fonds de pension. Le montant global des actifs détenus par ces derniers au sein de l’IFPA représente 99,4% du total des actifs des fonds de pension en Islande. En décembre 2005, leur valeur s’élevait à 14,8 milliards d'euros. Pour donner une idée de la puissance de ces fonds de pension, le montant de leurs actifs, à la fin de 2005, équivalait à 120 % du PIB islandais, soit le pourcentage le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. A titre de comparaison, à la fin de 2004, le pourcentage était de 80 à 90 % aux Etats-Unis, où le système est aussi très développé. En Norvège, les fonds de pension sont financés par les revenus tirés du pétrole, et leurs actifs s’élèvent à 60 % du PIB. Mais le pourcentage était inférieur à 20 % dans la plupart des autres pays de l’OCDE, voire même inférieur à 10 % dans des pays comme l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, l’Autriche, la Suède et la Finlande, où le système par répartition prédomine largement. Les fonds de pension constituent ainsi une formidable force économique et sociale et jouent un rôle essentiel sur le marché boursier islandais, l’ICEX (Icelandic Stock Exchange), l’équivalent du CAC 40 en France. A la fin de 2004, 12 % des valeurs de l’ICEX étaient détenues par des fonds de pension. A la fin du mois de mars 2006, cela représentait 16 % du total de leurs actifs qui étaient ainsi placés dans des entreprises cotées à l’ICEX. Les fonds de pension constituent les plus grands acheteurs d’obligations en Islande, notamment vers les obligations à long terme. Ils participent aussi aux investissements dans les grands projets et favorisent l’industrie locale. Depuis quelques années, les fonds de pension investissent massivement à l’étranger. Leur capacité en investissements de portefeuilles est considérable. Ainsi, à la fin du mois de mars 2006, presque 30 % de leurs actifs étaient investis de cette manière, soit 40 % du total des investissements islandais à l’étranger. Ils possèdent des actifs dans des valeurs cotées dans les places boursières étrangères, mais aussi dans des fonds mixtes et des entreprises non cotées. Plus d'information est disponible sur http://www.agence-seminaire-islande.fr